Arrêtons de papoter afin de parler

Traduction de la version originale en anglais.

Si vous faites un régime cette nouvelle année, qu’il soit un régime digital, comme épousé par cet excellent article de The Independent. Pour la grande majorité de nous de la génération Y, cela veut dire une seule chose. Vous savez ce que je veux dire – le mot F, qu’on prononce beaucoup trop souvent dans la vie quotidienne…Facebook. Mais aussi les téléphones portables, et tous les autres gadgets qui se connectent à l’internet et nous assèchent de nos temps et aptitudes sociales comme par magie.

Il n’y a rien de plus irritant que quelqu’un qui tient une converstion sur BBM, ou qui envoie des texts pendant qu’on essaie de lui parler; non, c’est complètement impoli. Si je reçois un text mi-conversation, je réponds seulement si c’est urgent, en me confondant en excuses.

Une chose qui m’a plue beaucoup dans l’article était la suggestion de:

demander les convives de laisser les portables dans le vestibule, comme les dîneurs médiévals laissaient leurs armes à la porte.

C’est une suggestion louable. La presence des portables, comme les armes, tue l’atmosphère un peu. Nous menons les vies distraites, et si nous ne pouvons même pas se focaliser sur les gens assis en face-à-face de nous, quand pouvons-nous?

Curieusement, la cuisine de ma résidence à Lausanne est un exemple parfait de comment l’effacement (plus ou moins) des gadget de l’équation ne sert qu’améliorer les relations en face-à-face. Il n’y a pas de télévision, ni d’accès à l’internet sans fil, donc aucun ordinateur. Nous avons seulement les cuisinières et la table; et nous-mêmes pour divertissement. J’entends très rarement le bruit d’un portable, sans parler d’en voir un; je ne suis même pas sûre à quoi ressemble les portables de mes colocs, et cela est nouveau pour moi. J’ai passé du temps avec les gens qui étaient si collés à leurs portables que je me sentais que je connaissais mieux le dos de leurs portables que leurs visages.

J’ai eu des meilleures conversations dans cette cuisine-là, soit des tête-à-têtes intimes, soit des bruyantes discussions en groupe, en français ou en anglais. Une fois, une amie m’a dit que nos conversations étaient si absorbantes qu’elle était étonnée, des heures plus tard, qu’elle n’avait pas pensé à verifier son facebook. Qu’est-ce que cela nous dit? Que facebook n’est même pas près de remplacer les vrais liens vivants, quoiqu’il offre une distraction efficace.

Pensez aux occasions où vous vous êtes vraiment amusés, où vous étiez absorbés par ce que vous faisiez et par les gens autour de vous, en créant le souvenir que vous rappelez maintenant. Je doute qu’ils s’agissent d’être assis devant un ordinateur, ou d’avoir la tête baissé sur un portable. Avouons-le, la plupart de temps, les choses que nous lisons sur facebook ne sont pas exactement profond, et ne rien faire pour notre état d’esprit.

Ne vous méprenez pas, s’il s’agit des régimes, je suis certainement morbidement obèse sur la balance digitale. Si chaque heure sur facebook était une calorie, j’aurais accumulé assez de nourrir la moitié de l’Afrique, comme des autres jeunes. Je ne prêche pas l’abstinence; pour une alimentation saine il faudrait la modération. Facebook a ses usages, bien sur; il est probable que vous lisez cet article grâce à facebook. Cependant, rien ne peut remplacer être dans la vraie présence corporelle d’un ami, le regarder dans les yeux, être vraiment absorbé par la conversation et parler pendant des heures. Sans bip ou notification en vue.